Oui, c’est la rage et oui, on en parle partout. C’est censé être merveilleux et pourtant…

La crise d’urticaire menace-t-elle à la simple mention du terme « réseaux sociaux » ? Vous faites vous accoster par vos amis,  votre famille, vos collaborateurs, clients et fournisseurs… et même par de purs étrangers qui vous demandent tout bonnement vos adresses Twitter, LinkedIn, Facebook, Google+, de blogue, de site Web et j’en passe. Comment? Vous n’y êtes pas? Hooooonnnnn… Et patati et patata… Et si vous avez le bonheur (!) d’y être, recevez-vous à tout bout de champ des invitations de parfaits inconnus qui veulent être *votre ami* ou *votre connaissance*?

(Attention : Cet article s’adresse principalement aux entrepreneurs autonomes et aux petites entreprises qui sentent une pression croissante à se joindre aux réseaux sociaux. Elle exclut la grande entreprise qui possède généralement les ressources internes et financières pour mordre à pleines dents dans ce nouveau média publicitaire [oui, c’est de la pub, en doutiez-vous?].)

Je vous avouerai que je suis perplexe quand je vois tant de personnes angoissées à l’idée de ne pas être *présentes* au sein des réseaux sociaux. Ou pire, d’y être parce que tout le monde y est, mais sans savoir qu’y faire. En fait non… je suis choquée (j’évite le mot « outrée » car je ne veux pas sembler plagier le dernier Bye-Bye…); choquée de constater qu’on puisse faire sentir inadéquat tout un segment de population qui n’est pas entièrement intégré aux réseaux sociaux. Avons-nous totalement troqué notre propre jugement pour celui de la majorité?

Tout comme le GPS a tout à coup développé en nous la peur de se perdre et nous a fait oublier notre propre sens de l’orientation au point de conduire notre véhicule dans un lac (pour ma part, il m’a conduite sur le traversier Laval-sur-le-lac / Ile Bizard en pleine tempête d’automne), les réseaux sociaux ont développé en nous la peur d’être des inconnus, de rater quelque chose et d’être des « absents ». Nous sommes devenus des anxieux de la communication, des exclus en crise d’identité et des frustrés permanents de ne jamais trouver le temps d’écrire, de blogger, de gazouiller ou de mettre nos quelque 10 profils à jour…

Je vous le demande, à quoi sert d’avoir 1000 contacts LinkedIn si on n’a jamais le temps de prendre un café avec un seul d’entre eux? Pourquoi bloguer si on n’a rien à dire ou si personne ne nous lit? Pourquoi gazouiller (twitter) si on ne fait que retransmettre les gazouillis ou les nouvelles provenant des autres?

DU CALME

À priori, qui dit réseaux sociaux dit communication et investissement de temps. Rien ne sert d’être présent si on est silencieux. Et être présent implique d’y consacrer du temps. Mais avant même de songer à intégrer son entreprise aux réseaux sociaux, il faut se poser au moins deux questions existentielles :

1) Avez-vous le temps? – Croulez-vous sous le travail au point d’avoir peine à répondre à vos courriels, à vos appels et à consacrer du temps à votre famille et vos amis? Si c’est le cas, peut-être serait-il préférable d’apprendre à mieux gérer votre temps *avant* de rajouter des tâches à votre agenda. Quoiqu’on dise, gérer activement ses réseaux sociaux prend du temps.

2) Avez-vous quelque chose à dire? – Croire qu’être simplement présent sur les réseaux sociaux vous apportera mandats et clients à profusion est un mythe. Avez-vous des connaissances que vous désirez partager sur une base régulière avec un auditoire qui désire acquérir ces connaissances? S’intégrer aux réseaux sociaux signifie CONTRIBUER à la communauté virtuelle de manière à établir votre crédibilité et votre savoir-faire, et ainsi, peut-être, sortir de la masse et attirer l’attention d’un client ou d’un partenaire potentiel. Écrire pour vous est-il un plaisir ou une torture? Savez-vous écrire pour être compris? N’avoir rien à dire est l’équivalent d’assister à un cocktail réseautage et de rester dans son coin sans parler à personne.

RELATIVISEZ ET CHOISISSEZ

Il est faux de croire que vous serez des « exclus commerciaux » si vous n’êtes pas actif sur les réseaux sociaux. L’urgence de vous y joindre n’est qu’une pression externe. Le réseautage réel (en personne), les relances téléphoniques et le démarchage conventionnels ont toujours leur place. Même que de plus en plus de gens retrouvent une préférence pour les contacts téléphoniques, plutôt que les courriels qu’ils trouvent trop impersonnels.

Oui, gardez l’esprit ouvert, mais avant tout, faites-vous confiance! Vous n’êtes pas devenu idiot simplement parce que les réseaux sociaux ont fait leur entrée. Rien de tout ceci n’est nouveau. C’est une adaptation technologique et poussée de la théorie des six degrés de séparation élaborée en 1929!

Sur ce, iiiiiiiiiiiinspireeeeeeez… eeeeeeeexpireeeeeeeeeez… Tout va bien :)

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P.S. – Oui, Natmark est sur Linked In, Twitter, Facebook et même Google +, mais ce fut avant tout un exercice de développement pour y voir plus clair et pouvoir mieux vous guider et conseiller à la lumière du gros bon sens qui fait notre réputation depuis 1997. Quant à notre blogue (vous y êtes), c’est l’un des plus beaux cadeaux que nous ayons pu nous faire, car nous adorons écrire et partager nos découvertes. :)