Madame Natmark est très déçue ce matin  :(

Nous qui étions si fiers de pouvoir percevoir vos paiements en ligne par l’entremise de plusieurs institutions bancaires, nous devons rayer la Banque Nationale de notre liste, puisque cette dernière a décidé unilatéralement de charger un frais mensuel de 25 $ à toute entreprise voulant se prévaloir de ce service de perception électronique à compter du 1er février 2012.

Non contente d’avoir engrangé des profits de 312 millions de dollars au cours du troisième trimestre de 2011, la BNC décide de tarifer ceux qui, en fin de ligne, tentent de faciliter la vie à leurs clients. Ces mêmes clients qui se verront dorénavant refuser ce mode de paiement pratique et devront retourner aux paiements par chèque, plus coûteux à tous les niveaux. Bravo à la BNC pour cet encouragement évident à prendre le tournant 2.0… yeah… right…

À mon avis, cette décision rame à contresens alors que toutes les institutions encouragent leurs clients à faire leurs affaires bancaires en ligne. Elle camoufle également très mal le désir de garnir les coffres de la BNC en venant piger, tant dans les poches de ses clients qui écoperont de coûts additionnels (chèques, timbres, enveloppes, temps, etc.) que celles de ceux qui, tout compte fait, bonifient leur offre en facilitant les transactions électroniques.

Les décideurs ont définitivement raté la cible et n’ont pas de quoi être fiers ! Pas étonnant que tant de gens aient sympathisé avec le mouvement « Occupy Wall Street« … Ce type de décision TUE non seulement la confiance des clients, mais les initiatives entrepreneuriales des micro-entreprises du Québec. Je m’attendais à plus venant de la BNC.

C’est donc par l’entremise des Caisses Desjardins ainsi que des banques Royale, de Montréal et Scotia que vous pourrez dorénavant acquitter nos factures.

Et à la BNC, nous faisons le doigt d’honneur et leur disons candidement : MERDE !