Et voilà le balancier qui revient en force. Il fallait s’y attendre. Comme toute vague qui déferle, suit toujours un grand ressac. Dans le cas de Facebook, ce sont des milliers d’utilisateurs qui, alertés par les nombreuses failles concernant le respect de leur vie privée, ont décidé de tourner le dos à l’application. Malheureusement, abandonner Facebook et effacer toutes traces de son passage n’est pas chose si facile.

Je ne m’attarderai pas tellement sur le sujet puisque tout le Web en fait déjà gorge chaude (ou yeux chauds…) mais suffit de dire que la phrase « comment supprimer mon compte Facebook » dans Google génére aujourd’hui 496,000 résultats, alors que sa version anglaise « how to quit Facebook » en générait près de 17 millions il y a à peine deux semaines et que plusieurs têtes d’affiche du monde des technologies sont à abandonner leur compte du populaire site de réseautage social.

La grosseur de la machine Facebook semble tout à coup faire peur à plusieurs usagers, que ce soit à cause de la considérable perte de temps qu’elle engendre ou des risques grandissants à leur vie privée. Le fait demeure que quitter Facebook est une décision qui testera à fonds l’intégrité profonde (dans le sens psychologique du terme) du système lui-même. En effet, Facebook acceptera-t-il d’effacer entièrement l’information qui vous concerne, tout comme vos préférences personnelles, courriel, images, etc? C’est à en douter si on considère le potentiel incroyable que cette information représente pour leurs publicitaires.

De nombreux guides font leur apparition un peu partout sur le Web pour aider les internautes à effacer leurs traces du mieux qu’ils le pourront. Voici quelques-uns des liens d’intérêt :

Dans la même veine, nait le mouvement Diaspora qui se veut anti-réseau et anti-facebook et refuse de stocker l’information de ses usagers pour en faire un usage commercial ultérieur. Lisez-en plus sur Diaspora en cliquant ici >>

De mon propre côté, je vous avouerai que l’expérience Facebook est plutôt décevante pour l’énergie qu’elle requiert et ne fait pas particulièrement partie de ma stratégie d’affaires à long terme. En fait, devoir refuser à répétition les invitations de copains d’affaires devient gênant, puisque je tente de limiter Facebook à la famille (seule façon de garder contact avec ceux de la génération Y) et de renvoyer les copains à la page de Natmark. Bref, l’expérience se poursuit, mais je préfère définitivement le blogue et à la limite, Twitter.